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arrête ton cinéma !




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" Ce que l'homme voudrait, c'est vivre plusieurs vies.
Et ce n'est pas possible parce qu'il n'en a qu'une, et qu'en plus elle est courte "
(B.Blier / Trop Belle Pour Toi)
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Il y a des jours où l'on rêverait d'être l'héroïne d'un bon roman d'aventures, d'un long métrage qui ne finirait jamais. Les pages seraient toujours blanches, la pellicule sans cesse vierge. Il faudrait chaque jour écrire, inventer et voyager.
Il y aurait des histoires d'avions qui atterrissent à Rio, des quais de gare bondés, des étreintes dans un restaurant russe un jour, dans un restaurant vietnamien le lendemain, des boulevards illuminés, des rencontres décisives devant Kandinski au Moma le dimanche, les pyramides en verre dans le viseur nikon d'un Japonais, des parisiens boudeurs et collés dans le métro, des sapins de noël verts et rouges au milieu du hall d'un hôtel à Oslo, des odeurs de madeleine dans la cuisine, des goûts sucrés, des goûts salés, des expositions photos en noir et blanc, Depardon, Boubat ou Robert Capa, des regards doux, des mots crus, de la colère parfois, des gens qu'on aime ou qu'on aimera.
On serait tour à tour Alice, Camille ou Jeanne, qui écouterait une vieille chanson de Léonard Cohen, et une larme chaude coulerait doucement le long de la joue. Pas de vague à l'âme incertain. Mais une joie profonde de se sentir vivante après tout ça. Alice sourirait à cet homme, croisé à Victoria, ce visage à la fois si familier et si peu finalement. Elle lui dirait que le salon serait sûrement repeint en blanc, et que ses amis norvégiens arrivaient en retard, souvent. Elle aurait préparé des oeufs à la coque pour le dîner.
Et demain, Alice s'endormirait sûrement à Lisbonne ou peut être à Bali.
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Elle sera écrivain,
photographe,
comédienne,
amoureuse,
voyageuse,
et tout le reste.
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l'essentiel est de n'avoir aucune crainte"
(Nahman de Bratslav)
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Imaginez un instant, les têtes dans les bonnets, les corps emmitouflés.
Si si, fermez les yeux. Vous avez froid. Le vent vous glace et vous embrasse.
Vos pommettes sont rouges. Et cette odeur de tourbe plein vos narines.
Bon, maintenant que le ténébreux décors londonien est planté...
Pendant ce sale temps là, le ciel de Brighton virait à l'indigo. Oui, c'est injuste.
Avec son goût un peu salé, ses petits galets ronds, ses torses et ses dos nus,
ses Heineken, ses manèges au loin, sa foule, sa houle et ses anglaises.
Nul doute que là, vous êtes totalement conquis !...
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Pauvre ingénu, tu n'as encore rien bu ?
C'est la vilaine grisaille de Novembre qui t'assomme ?
Je vois, tu te meurs de toutes ces longueurs monotones,
Un peu comme si la vie était moins marrante qu'avant ?
Tu hurles que tu voudrais tout foutre en l’air, si seulement…
Naaan, tu dors en chaussettes pour ne pas te les geler ?
Et que tiens merde, y a vraiment rien dans cette foutu télé ?
Cesse enfin de te morfondre mon ami, la solution est toute trouvée !
Fais comme moi, écoute en boucle Bertrand Burgalat, et carbure à ça :
“Our gorgeous Orange & Passionfruit sparkling juice drink”, évidemment.
(attention çà pique, y a des bulles dedans)
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Yesterday, I saw your face in a crowded place.
Les gens marchaient. Je déambulais.
Les autres défilaient. J'errais.
Tous, ils trottinaient. Sans toi, je me traînais.
Convaincus, ils se rendaient. En rond, je tournais.
Imaginant en vain ce visage au milieu d'eux, je désirais.
Envers et contre tous, et ça me plaît !
......




A movie shot sur Floral StreetLe jour où je me suis essayée au maniement de la caméra, puis au montage, j'étais clairement convaincue que la grande éclate ne pouvait résider que dans la recherche artistique d'un délire esthétique de l'image en mouvement.
Vous me suivez, là ?
Laisser la magie s'exercer, saisir ces voix, ces gestes et ces regards. Filmer, arranger, et composer. Bref, capturer de petits moments de vérité, et trouver cela tout bonnement génial !
Mais ma fascination pour les réalisateurs (Christophe Honoré, si tu m'entends, je t'idolâtre tu sais) ne s'est fort heureusement pas arrêter là.
Car il fallait que je sache !
Que je sache de quoi avait vraiment l'air ce comédien, cet être étrange et parfois époustouflant qui, en trois claps, va donner toute la vie à la pellicule, tout son sens à une histoire.
Non mais c'est vrai, ça pense comment un comédien ?
Alors, ni une ni deux, j'ai mis mes craintes de coté (et l'horrible peur du ridicule) et j'y suis allé.
Et donc, ces cours de théâtre c'est bien ?
J'adooooooore. Finalement, le trac c'est trop grisant !
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La démence me guette. (Mais toi aussi lecteur...)
Toutes ces heures à choisir sa pierre d'alun, pour découvrir, 2 semaines plus tard, que je me collais littéralement de l'aluminium pur sous les bras. (Cri d'horreur)
Café à Greenwich
Ne surtout pas se laisser abattre par le ciel décidément plombé aujourd'hui. Au contraire ! Le défilé de parapluie et de bottes en caoutchouc roses, vertes, militaire, panthère... m'amuse beaucoup ce matin !
Et c'est toujours dans ces moments là que, biensûr, je n'ai pas l'appareil photo ...
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